Enjeux de la filière café-cacao au Togo

Parmi les cultures possibles au Togo, celles du cacao et du café sont parmi les plus rentables. Pourtant leur culture n’arrive pas à faire vivre correctement les petits producteurs. Une situation due à plusieurs facteurs :

  • Le café et le cacao au Togo sont principalement destinés à l’exportation. Malgré un regroupement des producteurs en Coopérative et en Union, le prix de vente est soumis aux aléas des cours mondiaux et reste insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins des cultivateurs.
  • Le vieillissement des producteurs et des jeunes qui ne souhaitent pas reprendre la culture de leurs parents, préférant aller en ville pour trouver des conditions de vie plus confortables et un travail moins pénible.
  • Le vieillissement des vergers de café et de cacao, entraînant une forte baisse du rendement. La durée de vie d’un verger productif est d’environ 25 ans. Or les dernières grandes opérations de renouvellement ont eu lieu au tout début des années 90, avant la forte crise économique qui a secoué le pays.

A l’échelle mondiale, le Togo a une production marginale de café et de cacao, surtout par rapport à ses voisins. La Côte d’Ivoire et le Ghana contribuent au ¾ du marché mondial du cacao avec 3 millions de tonne.

Depuis 10 ans, la filière café-cacao au Togo s’est engagée avec succès dans une production valorisant la qualité.

Le coût de la certification étant prohibitif, seules quelques coopératives ont le label bio. Comme les autres coopératives ont une production conforme à ce label, des marques du commerce équitable viennent acheter leurs fèves et proposent désormais des plaques de chocolat origine Togo.

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