L’agroforesterie, méthode de lutte contre la pauvreté

Le Togo, un des plus petits pays d’Afrique de l’Ouest, et parmi les plus pauvres au monde.

La communauté rurale qui représente 60% de la population togolaise est particulièrement touchée par la pauvreté. Alors que le climat et les sols sont favorables à une agriculture productrice et autosuffisante.

La pauvreté des populations paysannes entraînent une forte pression sur leur environnement, et plus particulièrement le milieu forestier. L’agriculture ne leur permettant pas de vivre dignement, les paysans sont à la recherche de revenus complémentaires, souvent fournis par la vente de gibier et de charbon de bois. Ces 2 activités ont un impact délétère sur la forêt : chasse avec des feux de brousse entraînant la destruction des milieux naturels et même des cultures, coupes de bois intensives causant des déforestations sur des surfaces toujours en extension.

En 50 ans, plus de la moitié du couvert forestier (couleur verte sur les cartes ci-dessous) a disparu du territoire togolais. Aujourd’hui la surface forestière est estimée à environ 25% sur l’ensemble du pays, mais autour de 10% dans la Région des plateaux, zone privilégiée par son climat pour les cultures de café et de cacao.

L’agroforesterie devient non seulement une alternative durable pour l’agriculture, mais aussi pour la forêt, les champs agroforestiers restant les rares lieux où se trouvent des arbres.

Une culture de vergers agroforestiers présente sur une même surface des arbres produisant du bois et fertilisant naturellement le sol, des arbres fruitiers en bordure (bananiers, orangers…) et des cacaoyers ou des caféiers sous le couvert forestier.L’installation d’un verger agroforestier s’effectue sur une durée de 3 à 5 ans, en plantant d’abord les arbres fertilitaires. Dans l’attente que leur couvert soit suffisant pour planter les cacaoyers ou les caféiers, les producteurs cultivent des plantes vivrières (maïs, igname, manioc…).

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